C'est le seul réglage qui compte vraiment quand on arrête de fumer. Voici nos repères,
ceux que nous donnons au téléphone depuis 2012, et ce qu'il faut savoir avant de commander.
Écrit par l'équipe iClope, relu par Karine, conseillère depuis 2014.
Mis à jour le 28 août 2026 · 6 minutes de lecture
Ce que veut dire « mg/ml »
Le taux de nicotine, c'est la quantité de nicotine contenue dans un millilitre de liquide, exprimée
en milligrammes. Un liquide « en 6 mg » contient six milligrammes de nicotine par millilitre ;
un flacon de 10 ml en contient donc soixante au total.
En Europe, ce taux va de 0 à 20 mg/ml au maximum. Les fabricants proposent en général quatre ou cinq
crans pour une même saveur : 0, 3, 6, 12 et 18 mg/ml pour la nicotine classique ;
10 et 20 mg/ml pour les sels de nicotine. Ce sont ces crans que vous retrouvez sur chacune de nos fiches
produit, avec une phrase d'explication en face de chacun.
Une chose à retenir avant tout : le bon taux n'est pas le plus faible. C'est celui qui vous évite
de rallumer une cigarette. Un taux insuffisant est la première cause d'échec que nous constatons ;
la personne tire sans arrêt sur son appareil, n'est jamais satisfaite, et finit par retourner au tabac.
Les repères selon ce que vous fumiez
Aucun tableau ne remplace votre ressenti, mais il faut bien partir de quelque part. Ces repères sont ceux
que nous utilisons au comptoir et au téléphone. Ils supposent une cigarette électronique
en inhalation indirecte, c'est-à-dire un petit appareil au tirage serré, celui qui ressemble
le plus à une cigarette.
Repères de taux de nicotine selon la consommation de tabac
Ce que vous fumiez
Taux de départ
Type de liquide
Matériel adapté
Occasionnellement, en soirée
3 mg/ml
Nicotine classique
Tout appareil
Moins de 10 cigarettes par jour
6 mg/ml
Nicotine classique
Pod ou petit kit, tirage serré
Un paquet par jour
12 mg/ml
Nicotine classique
Pod ou petit kit, tirage serré
Plus d'un paquet, ou première cigarette au réveil
18 à 20 mg/ml
Sel de nicotine de préférence
Petit pod uniquement
Vous ne fumez plus depuis des mois
0 à 3 mg/ml
Nicotine classique
Tout appareil
Deux précisions. Si vous fumiez des cigarettes roulées, comptez un cran au-dessus : le tabac à rouler
délivre en général davantage de nicotine à quantité égale. Et si votre première cigarette de la journée
arrivait dans les cinq minutes après le réveil, c'est le signe d'une dépendance forte : partez haut,
vous descendrez ensuite.
Le hit, cette sensation en gorge
Le « hit » est le petit grattement à l'arrière de la gorge au passage de la vapeur. Les fumeurs y sont
très sensibles, parce qu'il fait partie du plaisir de fumer : sans lui, la vape paraît fade et
ne satisfait pas.
Ce hit vient principalement de la nicotine, et accessoirement du propylène glycol contenu dans la base.
Plus le taux est élevé, plus le hit est fort. Le seuil auquel on le ressent varie beaucoup d'une personne
à l'autre : certains le trouvent suffisant à 3 mg/ml, d'autres ne le sentent qu'à partir de 12.
Il n'existe pas de norme, et ce n'est pas un défaut de votre matériel.
Le repère qui marche
Un bon taux se reconnaît à ceci : vous prenez quelques bouffées, vous reposez l'appareil,
et vous n'y repensez pas pendant vingt minutes. Si vous tirez dessus en continu, montez d'un cran.
Si vous avez la tête qui tourne ou la gorge qui brûle, descendez-en un.
Votre matériel change tout
C'est le point que l'on oublie le plus souvent. Un même liquide en 12 mg/ml sera parfaitement confortable
sur un petit pod, et absolument irrespirable sur une grosse box en inhalation directe. La raison est
simple : la quantité de vapeur produite n'a rien à voir, donc la quantité de nicotine avalée non plus.
Inhalation indirecte (MTL) — tirage serré, résistance au-dessus de 1 Ω, faible puissance.
Vous prenez la vapeur en bouche puis vous l'inhalez, comme avec une cigarette. Taux courants :
6 à 20 mg/ml. C'est ce que nous conseillons pour arrêter de fumer.
Inhalation directe (DL) — tirage très aérien, résistance sous 1 Ω, forte puissance, beaucoup
de vapeur. Taux courants : 0 à 6 mg/ml, jamais plus. Au-delà, c'est intenable en gorge, et la
consommation de liquide explose.
Directe restreinte (RDL) — l'entre-deux, avec des résistances autour de 0,6 à 1 Ω.
Taux courants : 3 à 6 mg/ml.
Si vous changez de matériel, revoyez donc votre taux en même temps. Le cas classique : quelqu'un
vape depuis un an en 12 mg/ml sur un pod, s'achète une box plus puissante, garde ses flacons habituels
et se retrouve malade au bout de trois bouffées. Ce n'était pas le liquide, c'était l'association.
Nicotine classique ou sel de nicotine
Deux formes de nicotine cohabitent dans le commerce. La nicotine classique, dite « base libre »,
est celle des flacons traditionnels ; elle donne un hit franc, qui devient piquant au-delà de
12 mg/ml. Le sel de nicotine est la même molécule associée à un acide ; il passe beaucoup plus
doucement en gorge, ce qui permet de vapoter du 20 mg/ml sans tousser.
Le sel n'est donc pas « plus fort » ou « plus faible » : il est plus confortable à taux élevé.
Il est utile si vous fumiez beaucoup et que le hit de la nicotine classique vous gêne. En revanche,
il se prête mal à une descente progressive : les fabricants ne proposent que deux crans, 10 et 20 mg/ml,
là où la nicotine classique en offre cinq.
Une réserve à connaître : parce qu'il passe sans gratter, un liquide en sel se consomme facilement
sans s'en rendre compte. Si vous vous surprenez à vider un flacon par jour, c'est le signal qu'il faut
redescendre, ou revenir à de la nicotine classique.
Comment descendre sans rechuter
Il n'y a aucune obligation de descendre. Beaucoup de nos clients restent au même taux pendant des années,
et cela leur convient. Si vous souhaitez malgré tout réduire, voici la méthode qui donne les meilleurs
résultats parmi les personnes que nous suivons :
Attendez d'être stabilisé, c'est-à-dire de ne plus penser à la cigarette. Cela prend souvent
deux à trois mois.
Descendez d'un seul cran : de 18 à 12, de 12 à 6, de 6 à 3. Jamais deux d'un coup.
Tenez ce nouveau taux au moins un mois complet, y compris un week-end difficile et une soirée
arrosée : ce sont les moments qui testent vraiment un dosage.
Si vous tirez plus souvent qu'avant, remontez sans hésiter. Remonter n'est pas un échec, c'est un réglage.
Gardez toujours un flacon du taux supérieur chez vous. Savoir qu'il est là suffit souvent à ne pas
en avoir besoin.
Autre méthode, plus fine : préparer vous-même vos flacons avec une base sans nicotine et des boosters.
Vous ajustez alors au demi-milligramme près, et vous descendez par toutes petites marches.
Notre calculateur de mélange fait le calcul pour vous.
Les cinq erreurs que nous voyons le plus
Commencer trop bas. « Je vais prendre du 3, c'est plus sain » — et deux semaines après,
retour au tabac. Partez au taux qui correspond à ce que vous fumiez.
Garder son taux en changeant d'appareil. Un taux se lit toujours avec le matériel qui va avec.
Confondre manque de nicotine et manque de goût. Si vous tirez sans arrêt mais sans envie
particulière, c'est peut-être la saveur qui vous lasse, pas le dosage. Changez de liquide avant de monter.
Descendre pendant une période difficile. Un déménagement, un deuil, un examen : ce n'est
pas le moment. Reportez.
Acheter dix flacons d'un taux jamais essayé. Prenez-en un, testez deux jours, puis prenez le lot.
Nos lots de trois, cinq ou dix restent disponibles toute l'année.
Questions fréquentes
Puis-je mélanger deux taux différents dans le même flacon ?
Oui, et c'est même la manière la plus simple de descendre en douceur. Un flacon de 6 mg/ml et un flacon
de 12 mg/ml versés à parts égales dans une fiole vide donnent du 9 mg/ml. Les liquides d'une même marque
se mélangent sans problème ; entre marques différentes, le goût peut surprendre, faites un petit
volume d'essai.
Le taux maximal autorisé est-il vraiment de 20 mg/ml ?
Oui. La directive européenne 2014/40/UE plafonne les e-liquides nicotinés vendus au public à 20 mg/ml,
et les flacons prêts à l'emploi à 10 ml. Les bases sans nicotine peuvent être vendues en plus gros
volumes ; c'est pourquoi les boosters existent. Méfiez-vous des sites qui annoncent davantage.
J'ai la gorge qui pique et je tousse. C'est le taux ?
Le plus souvent oui, mais pas toujours. Trois causes reviennent : un taux trop élevé pour votre
matériel, une résistance trop puissante pour ce liquide, ou une base trop chargée en propylène glycol.
Commencez par descendre d'un cran de nicotine. Si cela persiste, appelez-nous : en trois questions
nous saurons laquelle des trois causes est la bonne.
Combien de temps faut-il rester au même taux ?
Il n'y a pas de calendrier à respecter. Beaucoup de nos clients restent des mois au même taux, puis
descendent d'un cran quand ils s'aperçoivent qu'ils tirent moins souvent sur leur appareil. Descendre
trop vite est la première cause de retour à la cigarette : rien ne presse.
Et si je me trompe de taux à la commande ?
Tant que le flacon n'est pas ouvert, vous pouvez nous le renvoyer dans les quatorze jours. Une fois
ouvert, nous ne pouvons pas le reprendre, pour des raisons d'hygiène. Mais un flacon de 10 ml coûte
moins de six euros : si vous hésitez entre deux taux, prenez-en un de chaque, vous saurez en deux jours.
Un doute ? Appelez-nous. Le 01 87 66 15 47 sonne dans notre bureau,
du lundi au samedi de 9 h à 18 h. Nous préférons passer cinq minutes au téléphone avec vous
plutôt que de vous vendre le mauvais taux. Vous pouvez aussi nous écrire, nous répondons dans la journée.